CORPUS NOSTRADAMUS 15 -- par Patrice Guinard
 

Les 13 premiers quatrains de Nostradamus
 

Note du 8 septembre 2007 : La première version de ce texte, paru le 2 avril 2006 au CURA, reste disponible à cette adresse : http://cura.free.fr/dico-a/604A-pro1555Qold.html. La redécouverte, en avril 2007, de la Pronostication pour l'an 1555 nécessite une mise à jour du texte des quatrains (cf. CORPUS NOSTRADAMUS 56).
 

Ces quatrains sont parus en 1554 dans la Prognostication nouvelle, & prediction portenteuse pour l'an 1555, avant même la série de 353 quatrains parus dans la première édition des Prophéties. La mention "nouvelle" au titre indiquerait le début des quatrains prophétiques (mais le terme "pronostication nouvelle" est déjà en vogue en 1492 : cf. La pronostication nouvelle pour l'an 1492, Paris, Jean Trepperel, réf. Brunet 8, 1880, c.310). En juillet 1555, lorsque Nostradamus entreprend son voyage parisien à l'invitation du roi et de son épouse, et encore au début de l'année bissextile 1556, le nombre de quatrains publiés est de 366.

Concernant la raison pour laquelle ces quatrains accompagnent les présages en prose d'une pronostication, et non ceux d'un almanach, contrairement à tous les quatrains ultérieurs, je renvoie à ma discussion de cette pronostication et d'une lettre de l'éditeur lyonnais Jean Brotot à Nostradamus (lettre II du Recueil des épîtres latines).

Chavigny a transcrit la totalité des quatrains des almanachs dans son Recueil des Presages prosaïques (1589), un manuscrit qui n'a jamais été édité dans sa totalité, 140 d'entre eux dans son Janus françois (1594), et quelques uns dans ses Pléiades (1603). Il est notre seule source pour les quatrains des almanachs qui ont disparu. Les 140 quatrains de Chavigny (ou 141 car il en a rajouté un de son cru) ont continuellement été reproduits, à partir de 1605, dans de nombreuses éditions des Prophéties avec quelques variantes et erreurs de transcription.

Daniel Ruzo possédait un exemplaire de la Pronostication pour 1555, dont il a rendu compte en 1985 dans une communication dont le texte a été publié au CURA en 2003. Je tiens compte aussi de la traduction anglaise des quatrains de janvier à octobre, parue dans l'Almanach for the yere 1562 (cf. ce texte, CURA, avril 2006). Je laisse l'interprétation aux spécialistes, à l'exception du premier quatrain : Chevignard (1999) en rapporte quelques unes, rarement convaincantes.
 
 

P 55.0 (1) Quatrain de l'AN 1555

L'ame presage d'esprit divin attainte,
Trouble, famine, peste, guerre courir,
Eaux, siccité, terre mer de sang tainte :
Paix, trefve à naistre : Prelats, Princes mourir.

C'est la version conforme à la transcription de Ruzo pour le premier vers. Chavigny ajoute des majuscules à "esprit" et inverse les prédicats afin de rendre l'inspiration prophétique plus conforme à l'orthodoxie catholique : D'ESPRIT divin l'ame presage atteinte. Ruzo croit que Chavigny transcrit ainsi le texte d'une autre édition qui aurait été imprimée en Avignon, ce qui est fort improbable en 1555. Le premier vers de ce quatrain inaugural est à rapprocher des troisième et quatrième vers du 13e quatrain de la centurie II : "L'esprit divin fera l'ame felice / Voiant le verbe en son eternité."

Notes
vers 1 (variantes) : Janus p.36 & Pléiades p.121 : atteinte ; toutes les versions suivent l'inversion de Chavigny.
vers 2 (variante) : Janus p.36 & Pléiades p.121 : guerres
vers 3 (variante) : Janus p.36 : siccitez, teinte ; Pléiades p.121 : teinte
vers 4 (ponctuation) : virgule après "trefve" (éd. Brotot)
vers 4 (prosodie) : élision du -e de "trefve"

Ce quatrain a été déplacé par Chavigny au tout début de son recueil, introduisant les premiers présages pour 1550, et remplacé par un autre quatrain qu'il a probablement forgé lui-même (cf. infra). En revanche, dans son Janus, il note qu'il s'agit bien du présage sur l'an 1555 (p.36).
 

Interprétation

Ce quatrain inaugural s'inspire, comme les deux premiers quatrains des Prophéties, de la théurgie de Jamblique, selon lequel l'homme a deux âmes, l'une soumise aux révolutions astrales, l'autre de nature spirituelle et susceptible de participer à la puissance divine (Liber de mysteriis, VIII 6). Mais il ne suffit pas de dire avec Chevignard (p.113) que Nostradamus tient son inspiration d'une source divine, et d'elle seule, d'autant plus qu'il ne fait aucune allusion dans ce tout premier quatrain ni aux cycles astrologiques qui lui servent de marqueurs temporels, ni aux sources livresques auxquelles il a abondamment puisé. Ce quatrain dit beaucoup plus que l'énoncé relativement trivial du premier vers, même en ayant compris, avec Ruzo, la préséance de l'âme sur sa source, même si elle en procède. (Sur la procession des hypostases chez Jamblique, cf. mon texte: "Du Sémiotique à l'Astral", CURA, 2000).

En revanche, les trois vers suivants sont parfaitement "prophétiques" contrairement à ce que pense Ruzo ; ils sont même plus que prophétiques, puisque c'est toute la philosophie de Nostradamus qui s'y trouve circonscrite.

En effet les vers 2 et 3 présentent une accumulation de maux, de catastrophes naturelles et de conflits humains : ceux-là même qui seront spécifiés, nommés, localisés, dans les quatrains ultérieurs. Le vers 4 en donne l'issue et la raison. A une période de troubles incessants et répétés succédera enfin la pacification : Paix, trefve à naistre. Et cette pacification aura lieu alors que les puissants auront succombé : Prelats, Princes mourir.

La seule difficulté du quatrain réside dans sa construction. Je propose la lecture suivante :

L'âme peut prédire le futur quand elle est touchée par l'inspiration divine
"Trouble, famine, peste, guerre courir,
Eaux, siccité, terre mer de sang tainte" :
Et je présage "Paix, trefve à naistre" quand "Prelats, Princes mourir."

Nostradamus n'a pas pu explicitement écrire ce que ni son siècle, ni même le nôtre, n'auraient accepté d'entendre : la paix commencera sur terre quand et seulement quand les puissants et les nantis auront disparu. Et la prédiction tient essentiellement dans cette extinction des pouvoirs détenus par quelques uns et utilisés au détriment de presque tous. Et si Ionescu (1976) a bien compris le message de Nostradamus sur "l'ère prolétaire" et ce commun avènement qui est une idée directrice du philosophe de Salon, il n'a absolument pas saisi, -- parce que Nostradamus était beaucoup plus "marxiste" que son interprète roumain et parce que les rapports de Nostradamus au pouvoir sont ponctués d'une espièglerie viscérale, et construits dans un entrelacs de ruses, d'ambiguïtés, et de propos à double-sens, -- que cette ère prolétaire amenait son lot formidable d'usurpateurs et de prétendants aux prélatures laïques, lesquels accroissent considérablement les conflits par la multiplication des injustices, par l'incompréhension, par l'augmentation des tensions et de l'indifférence, par l'incompétence et par l'illégitimité, et que ce temps de lâcheté et de cynisme ne fait que commencer. C'est pourquoi, il faudra attendre l'an 2242, comme Nostradamus le laisse entendre en plusieurs endroits, non pour que s'éteigne le monde dans un cataclysme auquel Nostradamus ne fait jamais allusion, non parce qu'adviendrait "la fin du monde" des millénaristes naïfs et de leurs émules modernistes, mais pour que revienne un autre monde -- et le même qu'autrefois -- gouverné par l'intelligence et par la sensibilité.

Alors doit-on s'étonner qu'après quatre siècles, le sens de ce quatrain n'ait jamais été deviné ? Non, si l'on sait combien les interprètes, et même parmi les plus zélés, ont pu se laisser prendre par les rets de fumée que le prophète a malicieusement tendu devant leurs yeux.
 

Le quatrain compilé par Chavigny

La mer Tyrrhene, l'Ocean par la garde
Du grand Neptun & ses tridens soldats:
Provence seure par la main du grand Tende.
Plus Mars Narbon l'heroiq de Vilars.

Ce quatrain ne figure pas dans le Recueil ni dans la Prognostication. En revanche, il est mentionné dans le Janus à la page 41 comme associé à "l'épistre liminaire sur l'an 1555", une épître dont n'est d'ailleurs conservée aucune trace dans le Recueil. Les rimes sont incorrectes et il semble forgé sur le texte du quatrain II 59 des Prophéties : "par apuy du grand garde ... Du grand Neptune, & ses tridents souldars ... Rousgée Provence ... Plus Mars Narbon".

Chavigny précise que Nostradamus "loüe & recommande trois Gouverneurs de ce temps là, le Baron de la Garde Admiral des mers du Ponant & du Levant, pour le fait marin : le Comte de Tende & Seigneur, de Vilars pour la songneuse garde, cure & vigilance sur les provinces à iceux ordonnées, Languedoc & Provence." (Janus, p.41). Cependant le piètre compilateur n'a pas réussi à faire rimer les noms des personnages supposés avoir été recommandés par Nostradamus.

La subordination politique de Chavigny n'explique pas à elle seule de manière satisfaisante le fait qu'il se soit permis d'introduire un quatrain apocryphe parmi ceux du prophète salonais. L'autre raison est qu'il a effectivement existé une dédicace au comte de Tende, gouverneur de Provence, que cette dédicace n'est autre que celle parue avec l'Almanach pour l'an 1555, et qui a été imprimée peu après dans une version allemande parue à Nuremberg (sur cette question, cf. les textes concernés, CURA, avril 2006).
 
 

P 55.1 (2) Quatrain de JANVIER 1555

Le gros Erain, qui les heures ordonne,
Sus le trespas du tyran cassera
Pleurs, plainctz, & riz, eaux, glace pain ne donne.
V.S.C. paix, l'armee passera.

Notes
vers 1 (variante) : Ruzo : Erain ; Recueil & Janus p.48 et 206 : airain
vers 3 (variante) : Recueil & Janus p.48 et 206 : "cris" pour "riz" (rires)
vers 4 (ponctuation) : un point et non une virgule après "paix" (éd. Brotot)
vers 4 (prosodie) : prononcer comme un hiatus : l'arme-e
vers 4 (signification) : V.S.C. = Vice Sacra Cognoscens : par procuration (décidant à la place de l'empereur)
 

P 55.2 (3) Quatrain de FEVRIER 1555

Pres du Leman la frayeur sera grande.
Par le conseil, cela ne peut faillir,
Le nouveau Roy fait apprester sa bande,
Le jeune meurt, faim, peur fera saillir.

Note
vers 4 (variante) : Almanach for the yere 1562 : "the oldest" (le plus vieux) pour "le jeune"
 

P 55.3 (4) Quatrain de MARS 1555

O Mars cruel, que tu seras à craindre :
Plus est la faulx, avec l'argent conjoinct,
Classe, copie, eau, vent, l'ombriche ceindre,
Mer, terre, trefve, l'amy à L. V. c'est joinct.

Notes
vers 2 (interprétation) : conjonction Saturne - Lune en mars 1555 (cf. Propheties I.16-A : "Faulx à l'estaing joinct vers le Sagitaire")
vers 3 (lexique) : "l'ombriche" (apostrophe omise) est préférable à "lombriche" (lombric)
vers 3 (rime) : Chavigny transcrit "caindre", mais les rimes sont phoniques chez Nostradamus
vers 4 (prosodie) : prononcer "l'amy à" comme "lamia" (2 syllabes), et L et V comme des lettres et non des nombres
vers 4 (syntaxe) : lire "s'est"
vers 4 (interprétation) : Faut-il entendre par l'ami de Nostradamus, Claude de Savoie, le comte de Tende, dont le quatrain douteux (voir supra) est à joindre à ceux de l'année 1555 ? En ce cas, le dit quatrain serait-il à prendre en compte? Mais j'ai des doutes sur la légitimité de cette solution.
 
 

P 55.4 (5) Quatrain d'AVRIL 1555

De n'avoir garde seras plus offensé,
Le foible fort, l'inquiet pacifique.
La faim on crye, le peuple est oppressé :
La mer rougit le long fier & inique.

Notes
vers 2 (prosodie) : prononcer l'in-qui-et (diérèse)
vers 4 (variante) : Recueil : le long ; Janus p.96 : le Long (avec majuscule)
 
 

P 55.5 (6) Quatrain de MAI 1555

Le cinq, six, quinze tard & tost l'on subjourne,
Le nay sans fin, les citez revoltees :
L'heraut de paix 23 s'en retourne,
L'ouvert. 5 serre : nouvelles inventees.

Notes
vers 1 (variante) : Almanach for the yere 1562 : V, VI, XV
vers 1 (variante) : Recueil, et Janus, p.41 et 262 : sejourne
vers 3 (variante) : Janus, p.41 et 262 : vint & trois ; Almanach for the yere 1562 : 23
vers 4 (variante) : Janus, p.41 et 262 : cinq

Ce quatrain, ainsi que ceux pour juillet et août, appartiennent au même dispositif de codage (cf. CN 169). La distribution de nombres aux premiers vers est imitée par l'usurpateur Noël Morgard dans ses Centuriees [sic] pour l'anee [sic] 1614 (un opuscule daté de 1614, sans lieu d'impression, et contenant sept quatrains) : "Six, quattre [sic], & trois, ne produira rien que rage" ! Le quatrain de Mai 1555 se rapporterait aux derniers temps de la prophétie, le XXIIIe siècle : le produit des nombres 5, 6, 15 et encore 5 (aux vers 1 et 4) donne 2250, à quelques années de la date annoncée de l'anaragonique révolution de 2242/2243 (cf. CN 112).
 
 

P 55.6 (7) Quatrain de JUIN 1555

Loing pres de l'urne le maling tourne arriere,
Qui au grand Mars feu donra empeschement,
Vers l'aquilon, le midy la grand fiere,
Flora tiendra la porte en pensement.

Notes
vers 1-2 (fortunata concursatio) : Le malin au loin sied à Pluton qui rétrograde début juin 1555 à environ 4°30 des Poissons, c'est-à-dire près de l'Urne, le Verseau. On lira alors le début du second vers : "si loin qu'au grand Mars", lequel est en Vierge, presque en opposition.
vers 2 (prosodie) : élision du -e d'empesch(e)ment
vers 3 (variante) : Janus, p.162 : au midy
vers 3-4 (prosodie) : enjambement : "la grand fiere, Flora"
vers 4 (variante) : Recueil & Janus, p.162 : FLORA (avec majuscules)
 
 

P 55.7 (8) Quatrain de JUILLET 1555

Huit, quinze & cinq quelle desloyauté
Viendra permettre l'explorateur maling :
Feu du ciel, fouldre, peur, frayeur, papauté,
L'occident tremble, trop serre vin Salin.

Notes
vers 3 et 4 (variante) : Janus, p.254 : Papauté, Occident (avec majuscules)
vers 4 (variante) : lire "serré" ? (Brotot ne met ni les apostrophes ni les accents)
 
 

P 55.8 (9) Quatrain d'AOUT 1555

6, 12, 13, 20 parlera la Dame,
L'aisné sera par femme corrumpu.
D Y I O N, Guienne, gresle, fouldre l'entame
L'insatiable de sang & vin repeu.

Notes
vers 1 (variante) : Janus, p.80 : Six, douze, treize, vint ; Almanach for the yere 1562 : Six, XII, XIII, XX
vers 1 (prosodie) : césure après "13" et rattacher "20" à "parlera"
vers 3 (variante) : Dijon chez Chavigny
vers 3 (remarque) : Les majuscules employées pour la ville de Dijon le sont peut-être en hommage à Pierre Turrel, recteur des écoles de Dijon, et auteur du traité Le Periode c'est a dire, la Fin du Monde, contenant la disposition des chouses terrestres, par la vertu & influence des corps celestes, dont l'iconographie de la Pronostication s'inspire explicitement (cf. CORPUS NOSTRADAMUS 55), ainsi que le texte : "je ne cuyde point que nous ne soyons à la fin du dernier periode du monde" (f. A2r).
vers 4 (prosodie) : prononcer l'in-sa-ti-able (diérèse)
vers 4 (orthographe) : Chevignard (p.117) propose "repu" pour des raisons esthétiques, comme en II 60 (mais cf. II 42 !)
 
 

P 55.9 (10) Quatrain de SEPTEMBRE 1555

Plorer le ciel, a il cela fait faire,
La mer s'appreste, Anibal fait ses ruses :
Denys mouillé, classe tarde, ne taire
N'a sceu secret, & à quoy tu t'amuses.

Notes
vers 1 (variante) : Janus, p.44 et 68 : à
vers 1 et 4 (ponctuation) : Chavigny ajoute des marques d'interrogation
 
 

P 55.10 (11) Quatrain d'OCTOBRE 1555

Venus Neptune poursuivra l'entreprinse,
Serrez, pensifz, troublez les opposans,
Classe en Adrie : citez vers la Tamynse,
Le quart bruit blesse de nuit les reposans.

Notes
vers 1 et 3 (variante) : Recueil et Janus p.70 : entreprise, Tamise
vers 1 (fortunata concursatio) : Le premier vers pourrait être astrologiquement signifiant puisque la planète Neptune a été interprétée comme une octave de Vénus par les premiers astrologues ayant cherché à lui trouver une signification (cf. Thomas Burgoyne alias Dalton, en 1889, et Henri Selva en 1900). Sur la possible pré-connaissance de la planète Neptune par Nostradamus, cf. mon article : "Nostradamus connaissait-il les planètes trans-saturniennes ?", CURA, 2000).
vers 4 (ponctuation) : virgule après "bruit" (éd. Brotot)
vers 4 (prosodie) : bruit, nuit (synérèses)
 
 

P 55.11 (12) Quatrain de NOVEMBRE 1555

Le grand du ciel soubz la cappe donra
Secours Adrie à la porte fait offre,
Se sauvera des dangers qui pourra,
La nuit le grand blessé poursuit le coffre.

Notes
vers 1 (variante) : Janus, p.48 : Cape (majuscule)
vers 1-2 (prosodie) : enjambement : "Le grand du ciel soubz la cappe donra secours"
vers 1 et 4 (variante) : Recueil & Janus, p.48 : Grand, Grand (majuscules)
vers 4 (ponctuation) : virgule après "grand" (éd. Brotot)
vers 4 (variante) : accentuer "blessé"
 
 

P 55.12 (13) Quatrain de DECEMBRE 1555

La porte exclame trop frauduleuse & fainte,
La gueulle ouverte, condition de paix,
Rone au cristal, eau, neige, glace tainte,
La mort, mort vent par pluye cassé faix.

Notes
vers 2 (prosodie) : prononcer con-di-ti-on (diérèse)
vers 4 (variante) : Janus, p.46 : cassé
vers 3 (variante) : Recueil & Janus, p.46 : Rhosne
vers 4 (prosodie) : prononcer plu-ye (diérèse)
vers 4 (variante) : accentuer "cassé" (cf. quatrain de Juillet)
 
 
 

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