Nostradamica

CORPUS NOSTRADAMUS 102 -- par Patrice Guinard
 

Parution du numéro 129 de la Revue Française d'Histoire du Livre (2008)
 

Le numéro 129 de la Revue Française d'Histoire du Livre, diffusé par Droz comprend plusieurs études et entrefilets que j'ai consacrés à Nostradamus :
 

1. Historique des éditions des Prophéties (1555-1615)

Protagoniste atypique du renouveau humaniste, traducteur de Galien et d'Horapollon, latiniste familier de l'oeuvre poétique du luthérien Ulrich von Hutten, médecin, pharmacologue et à ses heures herboriste, astrophile et astrologue, poète exceptionnel pour Leroy-Ladurie, historien et copiste de chroniques romaines et médiévales selon certains, mais kabbaliste, cyclologue et surtout visionnaire pour la plupart des interprètes qui firent sa renommée, Nostradamus fascine par un discours inouï dont on commence seulement à prendre la mesure ...
 

2. Une lettre inédite et inconnue de Nostradamus (1566)

Ce texte, annoncé le 17 juillet 2008, a été depuis publié au CURA dans son intégralité (cf. CN 100).
 

3. Une traduction latine inconnue de l’Almanach pour l’an 1565

Il s'agit des Praedictiones in duodecim menses ad singulos fere dies anni 1565 ita dispositae, ut uno velut intuitu non solum, quae in naturalibus, verum etiam, quae in civilibus ac politicis futura, praedicuntur, conspici queant (titre figurant au catalogue de l'Ö.N.B. de Wien).
 

4. Florent de Crox, le plus doué des imitateurs de Nostradamus (cf. CN 92).
 
 

Errata et Supplementa

p.14, note 12 : La note annonce une notation "IX 47" pour "IX 47-B" qui n'est pas utilisée dans le texte.

p.22, lignes 7-9 : "peut-être sorti des presses durant l'été ou à la fin de l'année 1555, malgré la date mentionnée en dernière page du retirage, reproduisant les données initiales de la première impression." : Supprimer ! Le retirage Bonhomme aurait été imprimé dès juin 1555 (cf. CN 31).

p.46, ligne 3 : "CAT Bibliotheque Royale, Paris, 1750, n.4621 (signalé par Chomarat)" : Supprimer !

p.84 : "et sans doute aussi la coquille au titre : "quarte" pour "quatre"." : Supprimer ! Cette supposée coquille, mentionnée par Halbronn dans son imposture relative à d'imaginaires contrefacteurs, a été démentie au CURA en mai 2008 (cf. CN 70) quand je me suis aperçu que l'image du frontispice de cette édition, donnée par Ruzo, avait été trafiquée dans le catalogue de Benazra (1990), probablement par son éditeur Halbronn.

p.258 : Une traduction latine inconnue de l'Almanach pour l’an 1565 (titre) : Lui substituer "Une adaptation latine inconnue d'une contrefaçon de l'Almanach pour l'an 1565". En effet, le texte manuscrit serait l'adaptation d'un almanach inconnu paru au nom de Nostradamus, qui n'est pas l'almanach paru à Lyon chez Benoist Odo, ni la contrefaçon parue à Paris chez Thibault Bessault dont Elmar Gruber a donné le contenu en 2003 au CURA puis en 2005 dans les Wolfenbütteler Notizen zur Buchgeschichte. Et les quatrains traduits en latin sont ceux de l'Almanach pour l'an 1558.

p.258 : Le descriptif latin de l'adaptation d'Eitzing est celui du catalogue de l'Österreichische Nationalbibliothek de Vienne.

p.258 : "la seule traduction latine connue de l'un de ces opuscules de Nostradamus" : il s'agit de la seconde qui m'est connue. La Biblioteca Ambrosiana à Milan possède une traduction manuscrite de la Pronostication nouvelle pour l'an 1562.

p.267 : Les tirets annoncés ont été omis pour les vers 2 et 3 (mai), et pour les vers 1 à 3 (août).

p.269 : légende de l'image : "Almanach pour l'an 1570" (et non 1596)
 
 

 

Note (Mai-Juin 2013)

Trois, quatre et encore cinq ans après, la satisfaction d'une publication aura fait place au dégoût ... Une version édulcorée de mon CN 145 avait été établie par Gérard Morisse fin septembre 2011 pour paraître dans la Revue Française d'Histoire du Livre : publier la version originale, c'était, selon lui, "se mettre à dos éditeurs, universités et protestants". J'en ai refusé la parution, par ailleurs averti du sale coup que l'équipe éditoriale, (calottée par le lobbying antinostradamien congréganiste et pseudo-rationaliste, et/ou soumise aux aheurtements et menaces d'un sophiste notoire), a voulu préparer pour la dite année, oblitérant sérieusement la recherche au profit de billevesées contées à des bibliophiles souffrants (cf. à propos le début de ma Nouvelle Lune pour février 2012). L'acharnement vicié contre les éditions authentiques des Prophéties, la mystification et l'imposture trouvant refuge auprès de leur tardive alliée, l'incompétence éditoriale, auront fini par prendre en otage le lectorat d'une revue désormais maculée de foutaises obscurantistes : et je doute qu'il en ressorte éclairé, compte tenu de la pénurie de qualifications dans un champ de recherche où déjà l'universitaire se retrouvait jusqu'à peu grevé par un lourd passé ignorantiste.