CORPUS NOSTRADAMUS 103 -- par Patrice Guinard
 

Un discours de 1615 contre l'astrologie prédictive
 

Discours d'un gentil-homme à un sien ami contre l'astrologie judiciaire, la curieuse recherche des choses futures, & la vanité de toutes prédictions qui ne proviennent point de Dieu. Monstrant en fin à quoi & jusques où sont utiles les vrayes Propheties
Saumur, Thomas Portau, 1615
 

Le contenu de ce discours anonyme est inconnu des bibliographes nostradamologues. Le premier feuillet du texte s'en prend aux Centuries de Nostradamus, qui connaissaient encore un succès immense à cette époque : "plus recerchées & admirées par le commun de nos François, que les Propheties du vieil & nouveau Testament". Il atteste du renouveau de l'impression des Prophéties dans les années qui suivirent le décès de Henri IV (cf. ma bibliographie des éditions au début du XVIIe siècle : CN 80 et CN 85) et déplore la "hardiesse [permise] aux Imprimeurs, de remettre de nouveau sous la presse, les resveries d'un insensé". Les quatrains nostradamiens sont décrits en ces termes : "aucune rithme [sic] ni raison", "ceste confusion de predictions, obscurement, ou plutost barbarement escrites", "centuries qui se refutent d'elles mesmes par l'impertinence de l'autheur", etc

C'est un peu court, d'autant plus que la suite du traité égrène l'argumentation idéo-théologique délétère mille fois ressassée contre l'astrologie divinatrice, qui n'a d'équivalent que son pendant moderne, d'inspiration scientiste.
 

 
 

Retour à l'index

Bibliographie

Retour Nostradamica

Accueil CURA
 

 http://cura.free.fr/dico6advpl/905cn103.html
  20-05-2009
 © 2009 Patrice Guinard